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Entretien avec Molly Taylor - Dakar 2021 - Can-Am Off-Road

Entretien avec Molly Taylor 

« Je fais partie de la troisième génération de pilotes de rallye et mes parents se sont rencontrés grâce au rallye. »

Participer au Dakar pour la première fois n’est pas une mince affaire. La pilote australienne Molly Taylor est prête à relever le défi. Nous l’avons rencontrée entre deux courses à Melbourne, en Australie.

Pour ceux qui ne savent peut-être pas qui tu es, peux-tu nous parler un peu de toi et nous dire d’où tu viens. 

MT: Eh bien, je suis née et j’ai grandi à Sydney et j’ai passé quatre ans en internat en Nouvelle-Galles du Sud. Je vis maintenant à Melbourne, près de la plage, mais je passe vraiment la plupart de mon temps sur la route ces jours-ci. J’aime être à l’extérieur, explorer et me mettre au défi. Je suis généralement sur 1 000 projets différents en même temps, mais ne pensez pas que j’aimerais qu’il en soit autrement. J’ai beaucoup de chance d’être proche de ma famille et j’aime passer le plus de temps possible avec elle lorsque je suis en Australie.

 

Qu’est-ce qui t’a poussée à faire de la course, plus précisément de la course hors-route ?

MT: Je fais partie de la troisième génération de pilotes de rallye et mes parents se sont rencontrés grâce au rallye. Ma mère est quatre fois championne d’Australie de rallye en tant que copilote, elle a donc eu une grande influence sur ma carrière. Cependant, je n’ai commencé le rallye qu’à l’âge de 16 ans après avoir visité l’école de rallye que mon père dirigeait à l’époque. Après mon premier test de conduite sur gravier, j’ai été accro ! J’ai toujours adoré regarder le Dakar, mais je ne me suis vraiment impliquée dans le hors-route que par le biais de l’Extrême E.

Nous savons que tu viens de terminer ton premier rallye de cross-country, que retires-tu de cette expérience ?

MT: C’était absolument incroyable ! Les premiers jours ont été assez révélateurs car c’est vraiment différent de ce à quoi je suis habituée, surtout quand j’ai vu la taille des dunes de sable à Abou Dhabi. La conduite dans les dunes était vraiment amusante et j’ai adoré l’aventure et le défi de ces longues étapes. C’était vraiment différent de ce que j’ai vécu jusqu’ici et je dois dire que je suis déjà accro.

 

Il y a eu des moments vraiment particuliers pendant ce rallye ? Je prends tout, le bon, le mauvais, le stressant…

MT: Je pense que le deuxième jour était vraiment spécial parce que c’est là où nous nous sommes retrouvées pour la première fois face à ces immenses dunes. Elles ressemblaient à des montagnes et c’était à couper le souffle. Les premières traversées ont été stressantes ! J’ai été très impressionnée par la capacité de franchissement du Can-Am et après ça, j’ai vraiment commencé à en profiter. Le parcours aussi était irréel, très souvent, il n’y avait rien d’autre que des dunes dans toutes les directions, aussi loin que notre vue portait et c’était vraiment comme si nous étions sur une autre planète. Parfois notre seule compagnie était quelques chameaux ! 

 

En quoi est-ce différent de courir en Australie et au Moyen-Orient d’après ce que tu as vécu jusqu’à présent ?

MT: C’était tellement différent. Le désert, le sable, c’est différent des rallyes auxquels j’ai participé en Australie. Pourtant, ce qui est super dans les sports automobiles est que quel que soit l’endroit où tu te trouves, la camaraderie entre équipes est toujours la même. De ce point de vue, j’avais l’impression d’être chez moi tout en étant loin de chez moi.

Donc le Dakar approche et c’est ta toute première édition, comment tu sens-tu ?

MT: Les sentiments se bousculent ! Je suis réellement excitée, mais je suis aussi très nerveuse. Je pense que ça me semble toujours un peu surréaliste parce que ça fait si longtemps que c’est sur ma liste de vie, mais la date n’a jamais été aussi réelle. Et maintenant, j’ai l’impression que tout s’est mis en place assez rapidement et je ne pense pas en mesurer encore toute l’ampleur. 

 

Est-ce que tu fais quelque chose de spécial pour te préparer à une si longue course ? 

MT: Je m’entraîne toujours beaucoup pour l’Extrême E et le rallye, mais me concentrer sur l’adaptation à la chaleur et l’endurance sera une priorité. Je vais surtout me préparer sur la base de ce que j’ai appris à Abou Dhabi et l’appliquer au rallye Ha’il, car ces kilomètres de compétition sont inestimables, j’ai tant à apprendre en si peu de temps.

 

Quel mot citerais-tu pour expliquer ce à quoi ressemble la préparation du Dakar ?

Complet ! 

 

As-tu déjà eu à expliquer à des amis ou à des membres de ta famille ce que tu fais dans la vie ? 

La plupart des membres de ma famille et de mes amis en ont une idée assez précise, mais si je devais l’expliquer de manière simple, je dirais que c’est comme de piloter des montagnes russes sans voie ferrée ! 

 

La course hors-route est sans aucun doute une catégorie à part entière. Comment l’expliquerais-tu à quelqu’un qui n’en a jamais fait l’expérience ?

Ça consiste à essayer de rallier aussi vite que possible un point B à partir d’un point A dans un environnement inconnu, changeant constamment où tu peux perdre le contrôle de la situation. C’est la plus grande aventure et la meilleure décharge d’adrénaline que tu peux imaginer.

 

Tu aimerais partager autre chose avec nous ?

MT: Merci de m’accueillir dans l’équipe et tout cela semble vraiment être un rêve devenu réalité ! 

 

Merci beaucoup d’avoir discuté avec nous aujourd’hui Molly, et bonne chance sur le Dakar ! Nous allons t’encourager !