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L’esprit fait la force

Un modèle de résilience et d’endurance


Avec un circuit de plus de 550 miles à parcourir dans le désert en un seul jour, Vegas à Reno est la plus longue course point à point aux États-Unis. Pour les adeptes de sable et de poussière, c’est le rêve d’une vie!

C’est aussi un défi majeur pour tous les concurrents. Imaginez participer à cette course éreintante avec les vertèbres T5 à T7 fracturées, alors que vous êtes incapable de marcher et que vous ne sentez plus rien en bas de la taille.

Mission impossible? Pas quand on s’appelle Chris Blais.

 

Paralysé au sommet de sa gloire


Sous plusieurs aspects, Chris Blais mène l’existence qu’il aurait eue s’il n’avait pas été blessé. Il gère l’atelier Blais Racing Services de sa maison d’Apple Valley, en Californie, où il répare des motos, des véhicules Can-Am, des moteurs, et à peu près tout ce qui comporte deux ou quatre roues.

C’est la vie qu’il a toujours voulue — et pourquoi en serait-il autrement? Il n’a qu’un seul mantra : à quoi bon vivre si l’on ne fait pas exactement ce qu’on veut?

Voilà qui explique pourquoi il ne se laisse pas définir par son handicap. Après être sorti paralysé d’un grave accident lors des essais libres de la course Vegas à Reno en 2008, il a refusé de laisser sa blessure ruiner son rêve. Chris voit son accident comme une épreuve à surmonter. « Il faut faire des changements. Les rêves et les plans changent. Vous devez accepter de changer vous aussi. »

Il le sait mieux que la plupart des gens. Aujourd’hui, Chris prend toujours part à des courses. Il a seulement troqué la moto contre un côte à côte.

Transformer son quotidien en projet de vie


Chris a rapidement connu le succès lorsqu’il s’est lancé dans la course de moto à l’adolescence. Mais au sommet de sa gloire, alors qu’il avait un contrat professionnel de 2 ans en main, Chris a eu un accident. Par sa faute, de son propre aveu. Soudainement, Chris ne pouvait plus faire les choses sur un coup de tête — alors il a appris à les faire autrement.

Les années qui se sont écoulées depuis l’accident ont révélé à Chris l’importance de la famille et du travail. « On ne se rend pas compte du nombre de personnes que l’on affecte au quotidien », dit-il. « Je crois sincèrement que ça a fait de moi une meilleure personne. Je suis moins égocentrique et je m’appuie sur les autres. Je donne l’exemple à l’atelier. Je ne vous ferai jamais faire ce que je ne serais pas prêt à faire moi-même. »

Toutefois, les gains semblaient plus minces au départ. « Tout prend plus de temps à faire », raconte Chris. « Tu dois te motiver pour sortir du lit ».

C’est ce qu’il a fait. Il aimait toujours la course et, comme les compétitions n’en sont qu’une petite partie, il a consacré ses énergies au reste. Entraîner les pilotes tout-terrain. Travailler sur les véhicules.« J’aime la recherche et le développement autant que la course », affirme Chris.

 

Le retour: Vegas à Reno


Chris s’est ensuite concentré sur son plus grand défi : le long parcours pour retourner à la course Vegas à Reno, l’endroit où sa vie a changé. Il prétend que si tout le monde tend à s’imposer des limites, il est la preuve vivante que l’on peut réaliser tout ce que l’on veut. « J’ai fait des pas de géant pour me rendre jusqu’ici. »

Ces pas de géant, il les a faits en quatre roues. Chris a commencé lentement et a progressé rapidement. Ces jours-ci, il parcourt entre 200 et 300 milles par semaine pour s’entraîner. La clé pour se rendre à la course Vegas à Reno, et pour être la vedette d’un épisode de la série 72 heures de Can-Am, a été de repousser ses limites et d’aller de l’avant. « Essayez de vous améliorer constamment; soyez une bonne personne, et poursuivez vos objectifs »,  conseille Chris.

Toutefois, le chemin du retour a été parsemé d’embûches.

« C’est facile de ralentir et de finir la course »


Chris est retourné pour la première fois sur le circuit de Vegas à Reno en 2020, et il se souvient être passé devant l’endroit où il a eu son accident. Il affirme que cela a été « spécial de franchir cet obstacle », un nœud dans la gorge.

Chris est un pionnier. Il n’est peut-être pas le premier à modifier un côte à côte, mais il est un des premiers à participer à une course avec un VCC modifié. Ironiquement, Chris concourt avec un véhicule Can-Am Maverick X3 somme toute similaire à celui que n’importe quel autre concurrent pourrait conduire : il a toujours des pédales, mais Chris utilise ses bras pour accélérer, freiner et manœuvrer. Il a l’habitude de consacrer au-delà de deux mois à se préparer pour les courses les plus difficiles.

Il y a une raison à cela : « Si tu ne souhaites pas être le meilleur dans ce que tu fais, à quoi bon? », s’interroge-t-il.

La course Vegas à Reno récompense la détermination, le travail acharné et la préparation — toutes des choses qui lui sont familières.

 

Les 100 derniers milles sont les pires

Il y a toujours un obstacle à surmonter


Aujourd’hui, la nature compétitive de Chris refait surface. « Je veux remporter la course », dit-il à propos de son objectif.

Pour y arriver : « Il faut que tout mon équipement fonctionne, et qu’il fonctionne comme il faut » affirme Chris. « Tout doit être installé correctement. Quand tout est bien installé, rien ne m’empêche de rivaliser avec les autres. »

Cette année, le début de la course Vegas à Reno était prometteur pour Chris et son co-pilote Jeremy Gray, mais la seconde moitié a amené plus que son lot de défis. « C’est en quelque sorte l’histoire de ma vie. Il y a toujours un obstacle à surmonter », relate-t-il à propos de la course.

Abandonner n’était pas une option. « Je vais continuer jusqu’à ce que le véhicule, ou mon corps, me force à arrêter », dit-t-il.

Chris et Jeremy ont poursuivi la course et on franchit la ligne d’arrivée en 13e position dans leur catégorie. Après tout ce qu’ils ont traversé, finir la course constituait déjà une victoire en soi.

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    Une surcharge de commodité minimale de 500 $ sera ajoutée.

    LOINS DEVANT — La haute performance hors route redéfinie – Avec jusqu'à 200 ch et des performances éprouvées dans les courses les plus difficiles au monde.

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