Ayant un cœur d’or et la passion de la vie tout-terrain, Gerard Farrés n’est pas étranger au Rallye Dakar. Y ayant participé 15 fois (oui, vous avez bien lu : 15), dont 4 fois dans la catégorie VCC, Gerard connaît bien la tâche physique et mentale que représente la course la plus longue et la plus rude au monde. L’an dernier, Gerard est arrivé deuxième dans la catégorie T4 et, cette année, il vise la première place. Nous nous sommes entretenus avec lui entre deux séances d’entraînement à Barcelone.

Can-Am: Vous venez de passer 12 mois passionnants; qu’avez-vous fait depuis le Rallye Dakar 2022? 

 

Gerard: Si vous me connaissez, vous savez que j’ai passé les 12 derniers mois à penser à ce prochain Rallye Dakar! La préparation, l’entraînement : c’est vraiment la priorité, et passer du temps au volant de mon Can-Am Maverick X3 est une grande partie de ça. Mais la course n’est pas la seule chose importante pour moi; il y a aussi m’occuper de ma mère, de mon épouse et de mes filles. Alors, les 12 derniers mois ont été un excellent équilibre entre l’entraînement et le temps passé avec ma famille. 

 


 

Vous avez participé au Rallye Dakar en 2009, et c’est la quatrième année consécutive dans un Can-Am Maverick X3 avec Can-Am South Racing. Qu’est-ce qui vous a incité à participer une autre année au Dakar?

Gerard: Ce sera ma 16e participation au Rallye Dakar. J’ai remporté la course avec une moto, en plus d’être arrivé deux fois en deuxième place dans la catégorie VUTT avec mon Can-Am Maverick X3. J’essaie toujours de m’améliorer d’une année à l’autre et, au bout du compte, mon rêve est de remporter le Rallye Dakar.

 

Vous avez donc participé 15 fois au Dakar, et ce sera votre 16e cette année. Ditesnous ce que vous avez appris et ce que vous allez faire de différent, ou d’identique, pour le rallye 2023?

Gerard: Le Rallye Dakar est une course très tactique. Ça ne suffit pas d’être rapide. Ce n’est pas ce qui vous fera gagner la course. Le gagnant est celui qui est capable de résoudre les problèmes le plus rapidement possible. Pour remporter le Rallye Dakar, on doit prendre soin de la mécanique du véhicule et trouver une façon de tout surmonter et d’aller de l’avant. On ne l’appellerait pas la course la plus dure au monde s’il ne fallait pas surmonter de nombreux obstacles et penser de manière stratégique. Personnellement, j’adore cette course, car on apprend toujours quelque chose de nouveau.
 

Lorsque je me suis retiré de la course à moto, c’était parce que j’avais vu un Can-Am dans le désert du Maroc et qu’après l’avoir essayé, je savais que je devais courir mon prochain Rallye Dakar dans un Can-Am Maverick X3. Alors, merci Can-Am pour tout ce que vous faites! 

                                                                                                Gerard Farrés



Nous savons que vous avez une grande passion pour la course et les véhicules hors route, et vous avez accompli tellement de choses. Quel héritage souhaitez-vous laisser?

Gerard: Honnêtement, c’est de faire de mon mieux et de m’améliorer chaque jour. On dit que la victoire, c’est de surmonter les obstacles. Et c’est ce que je veux faire. Compétitionner de manière juste et éthique, agir en professionnel, dans le cadre de la course, et à l’extérieur. En tant qu’athlètes sur la scène internationale, c’est notre devoir de donner l’exemple pour la prochaine génération de pilotes. C’est ce qui me motive et ce que je veux laisser comme héritage.

 

C’est incroyable. Je sais qu’on peut tous sentir votre passion pendant et après vos courses. Merci de partager ça avec nous. Alors, le Rallye Dakar 2023 s’en vient; comment vous préparez-vous pour ce prochain rallye?

Gerard: C’est vraiment un entraînement physique et mental. Je fais le plus d’entraînement de longue distance possible, pour essayer de simuler les étapes du Dakar. Il y a beaucoup d’entraînement mental et physique que je dois faire, alors je médite pour m’aider. La seule chose à laquelle on peut toujours s’attendre au Rallye Dakar, c’est l’inattendu. Alors, on doit être prêt. Je passe aussi le plus de temps possible au volant de mon Can-Am Maverick X3, et j’ai aussi un simulateur qui m’aide pour mon entraînement.

Nous avons beaucoup parlé de course, mais nous sommes tous curieux de savoir comment vous vous occupez lorsque vous n’êtes pas en train de faire une course?

Gerard: Vous ne serez probablement pas très étonné si je vous dis que lorsque je ne fais pas de course, je passe mon temps avec ma famille ou à faire du sport. J’ai plusieurs femmes dans ma vie, et avec ces femmes, ce serait impossible de rivaliser. Lorsque je parle de femmes, je veux dire ma mère, ma sœur, mon épouse et mes filles. Je dois bien me tenir avec elles! [Rires] 

 

Et qu’en est-il de la musique? Qu’écoutez-vous lorsque vous faites une course ou simplement dans vos loisirs? 

Gerard: C’est une question difficile, parce que j’aime toute sorte de musique! Les Rolling Stones, Bruce Springsteen, Metallica, AC/DC, Dover – sérieusement, je les aime tous!

 

Merci beaucoup, Gerard, d’avoir pris le temps de répondre à nos questions. Avezvous quelque chose à ajouter? 

Gerard: Oui! Je voudrais dire que Can-Am a vraiment révolutionné le monde des véhicules quatre roues et côte à côte. Ce véhicule a tout ce qu’il faut. Il est agréable à conduire, audacieux, et on a cette montée d’adrénaline chaque fois qu’on prend le volant.

 

Eh bien merci à vous, Gerard, pour tout ce que vous faites! Et bonne chance au Rallye Dakar 2023!

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